Pourquoi ne vendons nous pas de viande Nord et Sud- américaine ?

La viande du continent américain est succulente dans l’assiette. Elle est mise en valeur par des coupes généreuses telles que le T-Bone ou le Tomahawk et par une cuisson au grill. Cependant, nous avons décidé à Côte à l’Os de ne pas la mettre dans nos étales, pour diverses raisons :

Le transport en avion

Pour obtenir de la viande fraîche (il y aussi des importations de viande congelée),  il faut se procurer de la viande qui est transportée par avion. Or il nous semble, qu’à l’heure du réchauffement de la planète, il n’est pas raisonnable d’alourdir la facture écologique.

L'ionisation

Dans le cadre du respect de la sécurité de la chaîne alimentaire, la viande fait l’objet de toutes les attentions. Sachant que (fort heureusement) nous ne vivons pas dans un monde sans microbes, il existe bel et bien un risque général de contamination de la viande par les microorganismes (bactéries, champignons, levures). Si ce risque existe également pour nos viandes indigènes, le souci se pose ici par rapport à l’échelle du temps. En effet, à titre d’exemple, une seule bactérie de type E. coli peut se diviser et donner naissance à deux bactéries-filles toutes les 20 minutes, ce qui au terme de 12h donnerait potentiellement naissance à 236 bactéries, c’est-à-dire près de 70 milliards au départ d’une seule bactérie! Dès lors, au plus la consommation est tardive, au plus la charge microbienne peut être importante et au plus elle peut être potentiellement pathogène pour le consommateur. Voilà donc pourquoi, des mesures supplémentaires telles que l’ionisation sont prises pour ces viandes devant être acheminées depuis l’autre coin de la planète. Grâce à l’ionisation, de l’énergie est apportée sous forme de rayonnement. Selon la quantité d'énergie apportée par le rayonnement, on peut pratiquer une radio-pasteurisation qui élimine les germes pathogènes non sporulés, qui réduit globalement la flore microbienne et qui assure également une destruction des insectes et de leurs larves.

Des élevages intensifs

Il existe bien entendu des élevages extensifs de bétail dans les pays américains. La plupart des races à viande sélectionnées et développées en Amérique du sud et aux États-Unis sont des races qui demandent normalement un élevage en plein air. Cependant, des groupes de bétail bien plus importants qu’en Europe et une exigence de rentabilité poussent ces pays à un élevage qui surexploite les pâturages et détériore les surfaces de prairie ou pire, confine les animaux en bâtiments démesurés. Ces pratiques sont très éloignées de nos propres critères d’élevage extensif  et de notre philosophie sur le bien-être animal.

 

Déforestation amazonienne

La gestion des forêts et des pâturages 

Depuis 40 ans, pour développer les élevages extensifs de leur bétail, les pays d'Amérique du sud ont détruit  plus de 800 000 km2  de forêt primaire (la forêt amazonienne). Il ne faut pas oublier que l’ambition du Brésil, par exemple, était en l’an 2000 de « nourrir le monde » ! Nous ne désirons pas encourager ces pratiques, même si cette déforestation tend à ralentir ces dernières années. En Europe, au contraire, la couverture forestière est en augmentation. Nous pensons donc qu’encourager nos éleveurs qui pratiquent l’élevage sur des territoires déjà aménagés depuis des siècles pour l’élevage, va dans le bon sens.

L’utilisation d’hormones et d’antibiotiques

Même si l’Union Européenne a bien fermé ses frontières à des viandes surchargées de produits chimiques (hormones, antibiotiques, etc.), les produits importés des pays américains ne répondent pas aux mêmes normes réglementaires en matière de prophylaxie. N’étant pas certains, étant donnés le nombre d’intermédiaires et l’importance de certains groupes importateurs, d’obtenir une bonne traçabilité des pratiques vétérinaires des viandes que nous recevrions, nous préférons nous abstenir d’en importer.

 

bleue-des-collines

Nous voulons participer à l’économie locale

A l’exception de certains produits qui ne trouvent pas leur équivalent dans notre environnement proche, nous souhaitons avant tout privilégier nos agriculteurs et notre économie locale. Les races bovines américaines ont les mêmes souches ancestrales que nos bovins. Nous ne voyons donc aucune justification à rémunérer une économie mondiale alors que nous pouvons nous procurer des viandes de qualité à proximité.

Nous avons la chance d’avoir dans notre pays ou dans les pays limitrophes, une très belle variété de races bovines qui bénéficient d’un élevage extensif, respectueux de l’animal, basé sur des traditions ancestrales et régionales modernisées, certes, mais encore vives. Cela nous donne des viandes diverses en goûts et en nutriments. Notre paysage et notre environnement dépendent de nombreux éleveurs sur des exploitations mesurées et à taille humaine. Côte à l’Os désire encourager ces pratiques, et par la même se régaler des excellents produits qu’ils nous offrent.

Commentaires (1)

le

Combien de temps serons nous protèges contre çe commerce d'échanges du bétail avec les USA ? Continuez tous à lutter afin de protéger notre patrimoine et le savoir faire de vous tous...bravo

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